Guide de référence | Aéroports de France — Paris
Dernière vérification : 24 septembre 2026. L’affectation des compagnies est indicative et peut évoluer ; vérifiez toujours le vol le jour du départ.
Vu du ciel, le Terminal 1 de Paris–Charles de Gaulle ressemble à une idée tracée au compas : un cylindre de béton entouré de sept satellites. À l’intérieur, des tapis roulants transparents traversent le vide central et donnent à voir les voyageurs qui montent et descendent dans plusieurs directions. Cette géométrie n’était pas qu’un geste spectaculaire. À la fin des années 1960, elle proposait de séparer verticalement les fonctions aéroportuaires dans un objet unique et immédiatement reconnaissable.
Plus d’un demi-siècle après son ouverture, le terminal reste une icône de l’imaginaire technologique français. Il n’a pourtant pas été figé comme un monument. Longuement rénové, rouvert après la pandémie avec un nouveau parcours international, il est devenu la première expression complète du concept d’hospitalité Extime Premium. Le défi consiste désormais à préserver une œuvre architecturale tout en lui demandant les performances d’un aéroport contemporain.

Fiche essentielle
| Élément | Information vérifiée |
|---|---|
| Aéroport | Paris–Charles de Gaulle (CDG) |
| Ouverture officielle | 8 mars 1974 ; première arrivée commerciale le 13 mars 1974 |
| Architecte | Paul Andreu |
| Composition d’origine | Corps central de dix niveaux et sept satellites d’embarquement |
| Capacité annuelle annoncée | 10,2 millions de passagers |
| Fonction | Vols Schengen et internationaux, avec une forte présence de Star Alliance |
| Extension récente | Jonction de 36 000 m² reliant les satellites 1, 2 et 3, avec une salle d’embarquement de 5 600 m² |
| Dénomination 2027 | Le Terminal 1 conserve son nom ; les salles d’embarquement deviennent R et S |
Pourquoi l’aéroport porte-t-il le nom de Charles de Gaulle ?
Pendant sa planification, le projet s’appelait Paris-Nord. Son implantation près de Roissy-en-France explique pourquoi les Français disent toujours « Roissy ». À son ouverture en 1974, il reçoit le nom de Charles de Gaulle, chef de la France libre pendant la Seconde Guerre mondiale puis premier président de la Ve République, décédé en 1970.
Ce choix dépasse l’hommage personnel. Dans l’imaginaire politique français, de Gaulle renvoie à la souveraineté, à la continuité de l’État et au retour de la France au premier plan. Donner son nom à la nouvelle porte internationale du pays présentait l’aéroport comme la vitrine d’un État moderne ouvert sur le monde. Ses initiales ont fourni le code compris par l’aviation mondiale : CDG. « Roissy » raconte donc le lieu, « Charles de Gaulle » le symbole national et « CDG » la réalité opérationnelle.
Paul Andreu et le bâtiment-machine
Le chantier débute en 1968 sous la conduite du jeune architecte français Paul Andreu. Les bagages occupent les niveaux inférieurs ; départs, arrivées, stationnement et bureaux sont superposés. Les avions sont distribués autour de sept satellites reliés au centre. L’élément le plus célèbre reste le réseau de tapis roulants suspendus dans l’atrium cylindrique. Ce qui paraît aujourd’hui cinématographique répondait à une logique fonctionnelle : relier les niveaux sans succession interminable de couloirs.
Le béton brut, l’ouverture centrale et les trajectoires croisées ont créé une image largement utilisée au cinéma et en photographie. Mais la simplicité de l’objet vu de l’extérieur n’a pas supprimé les difficultés d’usage. Les contrôles se sont développés, les avions ont grandi et les attentes ont changé : lumière, orientation intuitive, commerces et qualité de l’attente. Préserver l’idée originale a donc imposé de réinventer les circulations autour d’elle.

Le matin où le cercle est devenu aéroport
Le Premier ministre Pierre Messmer inaugure officiellement l’aéroport le 8 mars 1974. Le 13 mars à 7 h 30, le vol TWA TW800 arrive de New York avec une mention spéciale célébrant la première liaison américaine vers Charles de Gaulle. Deux ans plus tard, l’aéroport s’associe au début de l’exploitation commerciale du Concorde. Le cercle d’Andreu et l’avion supersonique incarnent alors la même confiance des années 1970 dans la technique.
De la restauration au « couronnement »
Une rénovation majeure commence en 2004 et le corps central est achevé en 2009. La pandémie ferme le terminal aux passagers le 30 mars 2020. Cette période permet de reprendre les sols, l’éclairage LED, la signalétique numérique et l’organisation des files. Le bâtiment central rouvre le 1er décembre 2022, puis le nouveau parcours international le 5 décembre.
L’intervention décisive est la jonction de 36 000 m² entre les satellites 1, 2 et 3. Elle remplace quatre points de contrôle internationaux par un parcours unique, agrandit les espaces avant et après sûreté et introduit des portes d’embarquement automatiques. Groupe ADP la présente comme la première étape du « couronnement » des satellites, prolongement d’une vision évoquée avec Paul Andreu de son vivant.
Compagnies aériennes au Terminal 1
Le Terminal 1 constitue la base la plus lisible de Star Alliance à CDG, sans être exclusivement réservé à l’alliance. Les affectations indicatives vérifiées en août–septembre 2026 comprennent notamment :
| Groupe | Principales compagnies généralement présentes |
|---|---|
| Star Alliance — Europe | Lufthansa, SWISS, Austrian Airlines, Brussels Airlines, TAP Air Portugal |
| Amériques | United Airlines ; certaines opérations d’Air Canada peuvent varier |
| Asie | ANA, Singapore Airlines, EVA Air, Asiana Airlines, Thai Airways, Air India et Air China selon l’affectation du vol |
| Moyen-Orient et Afrique | Turkish Airlines, EgyptAir et Ethiopian Airlines |
| Autres long-courriers | Qatar Airways, Saudia et d’autres transporteurs selon la saison et l’exploitation |
Règle voyageur : cette liste n’est pas permanente. Une compagnie peut utiliser plusieurs terminaux. La carte d’embarquement, la notification du transporteur et l’information en direct de Paris Aéroport font foi.
Cette diversité explique l’investissement dans les équipements partagés : environ 130 bornes libre-service, 90 déposes bagages automatisées et 124 banques d’enregistrement communes lors de la réouverture.
Se déplacer dans le terminal
Le principe d’origine est la séparation verticale : bagages au niveau 1 ; départs, enregistrement et services publics surtout aux niveaux 2 et 3 ; transition vers l’embarquement au niveau 4 ; arrivées au niveau 5 ; fonctions techniques, stationnement et bureaux au-dessus. Cette carte mentale aide, mais ne remplace pas la signalétique. La bonne zone dépend de la compagnie et du numéro de vol.
Services et expérience passager
Salons
Le salon Star Alliance ouvert en octobre 2023 offre près de 1 300 m² aux voyageurs éligibles de Première, de classe Affaires et aux membres Star Alliance Gold sur les vols concernés. Il comprend espaces de travail et de repos, bar d’accueil, espace vin et salon de thé. Les conditions d’accès aux autres salons Extime doivent être vérifiées selon le billet ou l’abonnement.
Restauration, commerces et culture
Le Terminal 1 est le premier environnement Extime Premium complet. Commerces, restauration et attente composent un espace d’hospitalité à l’identité parisienne. Les enseignes et horaires changent : un guide durable doit décrire les fonctions et renvoyer vers l’annuaire en direct. Le projet de 2022 intègre aussi des expositions sur Paris et Paul Andreu afin de faire du temps d’attente une partie du récit du lieu.
Familles et accessibilité
Groupe ADP mentionne des espaces bébé et enfants ainsi que l’assistance aux personnes handicapées ou à mobilité réduite. La demande doit généralement être adressée à la compagnie dans le délai préalable indiqué. Distributeurs, emballage des bagages, pharmacie, information et sanitaires sont répartis par zone et niveau.
Accès au Terminal 1
Aucune gare RER ne se trouve dans le bâtiment. Les voyageurs du RER B descendent à Aéroport Charles de Gaulle 1 / Roissypôle, puis empruntent gratuitement CDGVAL jusqu’au Terminal 1. CDGVAL relie aussi les autres terminaux, gares et certains parkings. En voiture ou en taxi, suivre Terminal 1 et P1.
En correspondance, il faut vérifier si les bagages sont enregistrés jusqu’à destination et si un nouveau passage par la frontière et la sûreté est nécessaire. Le trajet entre les Terminaux 1 et 2 n’est pas une courte marche intérieure. CDG Express est annoncé pour mars 2027 ; il ne doit pas être présenté comme un service opérationnel dans un programme de voyage 2026.
Ce qui change en 2027
Le Terminal 1 est le moins touché par la nouvelle nomenclature puisqu’il conserve son numéro. Ses deux halls d’embarquement deviennent R et S. Plus de 3 000 panneaux sont remplacés dans l’aéroport entre septembre et décembre 2026 avant leur dévoilement prévu en mars 2027. Les voyagistes doivent dater leurs documents et recommander la vérification sur la carte d’embarquement et les outils officiels.
Lecture professionnelle
La principale force du Terminal 1 est son identité : très peu d’aéroports se reconnaissent à une seule vue intérieure. Son défi vient du fait qu’un cercle simple dissimule un système vertical complexe et des correspondances parfois longues. La rénovation a réduit plusieurs goulots d’étranglement et ajouté des outils partagés, mais la qualité du parcours dépend toujours de la bonne information, d’une marge horaire suffisante et de la vérification en temps réel.
Reference video
Vidéo officielle de référence de Paris Aéroport, publiée le 5 décembre 2023.
Sources principales et vérification
- Groupe ADP — Paris–Charles de Gaulle at 50
- Groupe ADP — Terminal 1 reopening and redevelopment dossier
- Groupe ADP — 2027 terminal naming system
- Star Alliance — new lounge at Terminal 1
- RATP — rail access to Paris airports
- Élysée — Charles de Gaulle biography
- Paris Aéroport — live Terminal 1 map
Transparence : cet article a été produit de façon indépendante. Les espaces commerciaux ci-dessus sont séparés du contenu éditorial et n’ont influencé ni les informations ni les sources.
Osama Samaha
Rédacteur en chef, oui stars Travel








