DOSSIER SPÉCIAL · SANTÉ & MOBILITÉ INTERNATIONALE · 28 SEPTEMBRE 2026
La France monte sur le podium mondial de l’oncologie. Le classement World’s Best Specialized Hospitals 2027, publié par Newsweek avec Statista, place Gustave Roussy à Villejuif au 3e rang mondial, premier en France et en Europe. Mais un classement ne remplace jamais l’expertise adaptée à un cancer précis.
Les hôpitaux français les mieux classés en oncologie en 2027
| Rang mondial | Établissement | Ville | Profil |
|---|---|---|---|
| 3 | Gustave Roussy | Villejuif | Centre intégralement dédié aux cancers de l’adulte et de l’enfant, associant soins, recherche et enseignement. |
| 25 | Institut Curie | Paris / Saint-Cloud | Continuum recherche-soins, radiothérapie, protonthérapie et médecine de précision. |
| 50 | Centre Léon Bérard | Lyon | Centre régional de référence, recherche clinique et parcours multidisciplinaires. |
| 55 | Pitié-Salpêtrière AP-HP | Paris | Grand hôpital universitaire pour les situations oncologiques complexes et multidisciplinaires. |
| 67 | Institut Paoli-Calmettes | Marseille | Centre spécialisé du réseau Unicancer et 5e établissement français du classement. |
| 90 | Hôpital européen Georges-Pompidou AP-HP | Paris | Parcours multidisciplinaires, centres de diagnostic rapide et innovation thérapeutique. |
Source : catégorie oncologie du classement Newsweek/Statista 2027. Le rang mesure une position institutionnelle, pas l’adéquation à un dossier individuel.
Pourquoi cette troisième place compte
Gustave Roussy se situe derrière Memorial Sloan Kettering Cancer Center à New York et MD Anderson Cancer Center à Houston. L’Institut indique avoir pris en charge plus de 54 000 patients en 2025, dont 2 800 enfants et adolescents. Son modèle associe étroitement clinique, recherche et formation : le point important pour le patient n’est toutefois pas le prestige abstrait, mais l’existence d’une équipe experte de sa tumeur, capable d’examiner le dossier et de proposer un parcours argumenté.
Trois places gagnées en un an
La comparaison des deux éditions montre une progression notable : Gustave Roussy était sixième mondial en 2026 et atteint la troisième place en 2027. Ce mouvement ne prouve pas, à lui seul, une amélioration de chaque résultat clinique, car la méthodologie accorde une place importante aux recommandations professionnelles. Il traduit néanmoins une visibilité internationale accrue et une présence durable au sommet européen.
Comment le classement est-il construit ?
Selon Statista, plus de 8 500 hôpitaux ont été évalués pour l’édition 2027 ; 734 établissements de 35 pays ont été distingués dans au moins une des 13 spécialités. En oncologie, le score repose principalement sur les recommandations internationales de professionnels, complétées par les accréditations et certifications ainsi que par la mise en œuvre des résultats rapportés par les patients (PROMs).
Le palmarès est donc un indicateur de réputation et de structure. Il ne mesure pas chaque résultat clinique, pour chaque cancer et chaque stade. Sa propre méthodologie précise qu’il ne doit pas constituer l’unique base d’une décision de soins.
Six profils, six logiques de prise en charge
Gustave Roussy : le premier centre français et européen
Situé à Villejuif, au sud de Paris, ce centre prend en charge les cancers de l’adulte et de l’enfant, y compris des formes rares ou complexes. Ses programmes de phase précoce et de médecine de précision illustrent son articulation entre recherche et soins.
Institut Curie : de la biologie au traitement
Ses sites de Paris, Saint-Cloud et Orsay associent hôpital et centre de recherche. L’Institut est notamment identifié pour ses expertises en radiothérapie, protonthérapie, médecine de précision et tumeurs rares. Le site et l’équipe adaptés doivent être confirmés selon le diagnostic.
Centre Léon Bérard : le grand pôle lyonnais
Centre de lutte contre le cancer à Lyon, il réunit diagnostic, traitements, soins de support et recherche clinique. Sa présence dans le top 50 souligne aussi l’excellence oncologique en dehors de la région parisienne.
Pitié-Salpêtrière : la force du grand hôpital universitaire
Son site intégré d’oncologie coordonne oncologie, hématologie, radiothérapie, médecine nucléaire, chirurgie et recherche. L’établissement annonce environ 7 000 nouveaux patients pris en charge chaque année, avec un intérêt particulier pour les dossiers nécessitant plusieurs spécialités.
Institut Paoli-Calmettes : Marseille dans le top français
L’IPC se classe 67e mondial et 5e français. Ce centre à but non lucratif, membre d’Unicancer, associe soins, recherche et essais cliniques dans le sud de la France.
Georges-Pompidou : diagnostic rapide et coordination
L’HEGP propose des parcours de cancérologie allant de la prévention au traitement, des centres de diagnostic rapide pour certaines tumeurs et des unités d’innovation thérapeutique.
Pourquoi la France est-elle forte en cancérologie ?
La France combine des CHU publics avec un modèle spécifique : les Centres de lutte contre le cancer (CLCC), établissements privés à but non lucratif exerçant une mission de service public. Unicancer réunit 18 CLCC et deux membres affiliés sur 22 sites. Leur spécialisation facilite la concentration des compétences, la recherche clinique et l’approche globale du patient.
Choisir un centre : la bonne méthode
- Partir de la tumeur, pas du rang : type, stade, profil moléculaire, âge et traitements déjà reçus.
- Vérifier l’expertise précise : volume de dossiers similaires, réunion de concertation pluridisciplinaire et accès aux techniques nécessaires.
- Préparer le dossier : compte rendu anatomopathologique, lames ou fichiers numériques, imagerie, bilans et historique thérapeutique.
- Questionner les options : traitement standard, essai clinique éventuel, critères d’éligibilité et calendrier.
- Clarifier le coût : un bon classement n’implique pas une gratuité pour les patients internationaux.
- Organiser le suivi : traduction médicale, compte rendu de sortie et coordination avec l’oncologue du pays de résidence.
Questions fréquentes
Quel est le meilleur hôpital de cancérologie en France ?
Dans le classement Newsweek/Statista 2027, Gustave Roussy est premier en France et en Europe, et troisième mondial. Le meilleur choix individuel dépend cependant du type de cancer et de l’équipe experte.
Institut Curie fait-il partie des meilleurs centres mondiaux ?
Oui. Il occupe la 25e place mondiale en oncologie dans l’édition 2027.
Un patient étranger peut-il se faire soigner en France ?
Certains centres examinent les dossiers internationaux. L’admission, les délais, la langue et le financement varient ; il faut obtenir une réponse écrite de l’établissement avant tout déplacement.
Vidéo : le modèle médical et scientifique de Gustave Roussy
Vidéo institutionnelle officielle publiée en 2025, avant le classement 2027. Elle présente l’établissement et ne constitue pas une évaluation indépendante.
Sources
- Méthodologie 2027 — Statista
- Gustave Roussy — communiqué officiel
- Institut Paoli-Calmettes — communiqué officiel
- Les CLCC — Unicancer
- Pitié-Salpêtrière — site intégré d’oncologie
- HEGP — cancérologie
Vérification éditoriale : 28 septembre 2026. Ce dossier est informatif et ne remplace ni un diagnostic ni un avis médical personnalisé.
















