OUISTARS TRAVEL DATA DESK · ANALYSE ORIGINALE · 28 SEPTEMBRE 2026
Le fait d’actualité est la troisième place mondiale de Gustave Roussy. L’histoire structurelle est ailleurs : notre analyse des six établissements français classés dans le top 100 mondial en oncologie révèle une double concentration. Deux tiers se trouvent dans le Grand Paris et deux tiers sont des centres entièrement spécialisés dans le cancer.
établissements français dans le top 100
dans le Grand Paris
centres spécialisés
rang mondial moyen
Paris domine, Lyon et Marseille empêchent le monopole
Le Grand Paris réunit Gustave Roussy à Villejuif, Institut Curie, Pitié-Salpêtrière et l’Hôpital européen Georges-Pompidou. Centre Léon Bérard représente Lyon et Institut Paoli-Calmettes Marseille. Ainsi, 66,7 % de l’échantillon de tête se concentre en Île-de-France, tout en laissant apparaître deux pôles régionaux majeurs.
La carte du top 100
| Monde | Établissement | Territoire | Modèle |
|---|---|---|---|
| 3 | Gustave Roussy | Grand Paris | CLCC spécialisé à but non lucratif |
| 25 | Institut Curie | Grand Paris | CLCC spécialisé à but non lucratif |
| 50 | Centre Léon Bérard | Lyon | CLCC spécialisé à but non lucratif |
| 55 | Pitié-Salpêtrière | Grand Paris | CHU public AP-HP |
| 67 | Institut Paoli-Calmettes | Marseille | CLCC spécialisé à but non lucratif |
| 90 | Georges-Pompidou | Grand Paris | CHU public AP-HP |
Les centres spécialisés sont majoritaires
Quatre des six établissements sont des centres spécialisés de lutte contre le cancer : Gustave Roussy, Institut Curie, Centre Léon Bérard et Institut Paoli-Calmettes. Ils représentent 66,7 % du groupe, face à deux grands hôpitaux universitaires publics de l’AP-HP.
Il ne s’agit pas de déclarer un modèle supérieur. Les deux logiques sont complémentaires : concentration de l’expertise oncologique d’un côté, capacité multidisciplinaire d’un grand CHU de l’autre.
Une moyenne flatteuse qui masque un écart
Le rang mondial moyen des six établissements est de 48,3 et la médiane de 52,5. Mais Gustave Roussy, troisième, tire fortement la moyenne vers le haut. Vingt-deux places séparent le premier établissement français du deuxième, Institut Curie au 25e rang. La France présente donc un sommet mondial très puissant, suivi d’un groupe solide dans le top 100.
Deux établissements français sont dans le top 25, quatre dans le top 55 et six dans le top 90.
La carte reste mobile
Gustave Roussy est passé de la sixième place mondiale en 2026 à la troisième en 2027. À Nice, Centre Antoine Lacassagne annonce une 131e place mondiale et une 8e place française. Ces mouvements rappellent que la visibilité internationale, les certifications et l’intégration des PROMs peuvent faire évoluer la hiérarchie annuelle.
Ce que les chiffres ne disent pas
- Ils ne comparent pas uniformément la survie pour chaque cancer et chaque stade.
- Ils ne mesurent pas l’accès au rendez-vous ni le coût pour un patient international.
- Un rang général ne remplace pas l’expertise sur une tumeur précise.
- L’analyse porte uniquement sur les six établissements français du top 100 mondial.
Méthodologie OUISTARS Travel Data Desk
Nous avons analysé les rangs publiés des six établissements français situés dans le top 100 oncologique 2027 : 3, 25, 50, 55, 67 et 90. Nous avons calculé la moyenne (48,3) et la médiane (52,5), puis classé les sites par territoire et par modèle institutionnel. Aucun score supplémentaire n’a été inventé et les pondérations originales n’ont pas été modifiées.
Sources
- Classement et méthodologie 2027 — Statista
- Gustave Roussy
- Institut Paoli-Calmettes
- Centre Antoine Lacassagne
- Unicancer
Analyse éditoriale originale de données publiques, et non nouveau classement médical. Vérification : 28 septembre 2026.
















